Allain Le Roux
Je suis né en 1964. Un 3 juillet, jour de la saint Thomas.
Saint Thomas d'Aquin a tenté de faire la synthèse entre, d’une part, le Christianisme, qui voit dans la foi la principale source de connaissance, et, d’autre part, la philosophie d’Aristote, fondée, elle, sur la raison.
Hasard, coïncidence ? L’affirmation de cette foi complétée par une indéniable incitation à « penser soi-même », comme nous le répétaient souvent nos parents, sont les principes qui ont fondé mon éducation au sein d’une famille unie, en plein cœur du pays Léonard.
C’est de là, je pense, que me viennent ma croyance en la force des convictions et cette exigence de tolérance et de liberté. J’aurais pu, je crois, faire dans les années 50 ou 60 un excellent syndicaliste chrétien !
Pour autant, même si chez nous les discussions politiques allaient bon train, personne ne s’était encore jamais engagé.
J’ai toujours eu une fascination pour Jacques Chirac. Pourtant, c’est un évènement précis, l’affirmation d’une conviction, qui m’a conduit à « franchir le pas » et prendre ma carte au RPR : défendre coûte que coûte la liberté de l’enseignement !
C’était en 1984, j’avais tout juste 20 ans …
Très tôt, je me suis investi dans le RPR. Délégué départemental à la jeunesse dès mon adhésion en 1984 jusqu’en 1986, j’ai été « rappelé aux affaires » de 1996 à 1998 pour relancer la structure, alors en perte de vitesse. Ces années de militantisme restent ancrées dans mon cœur et dans ma mémoire. Convaincu, presqu’exalté, j’avais un allant à toute épreuve ! En tous les cas, j’étais sincère …
Cette sincérité a toujours guidé mes choix. Je me suis présenté au suffrage des militants, en mai 2003 pour l’élection du délégué de circonscription. J’ai exprimé les souhaits de voir l’UMP devenir un lieu d’échange d’idées, un lieu de débats, un lieu de formation et aussi un lieu d'unité et d’amitiés. J’ai été élu avec près de 75% des suffrages.
C’est dans cet esprit que je continue, aujourd’hui, à assumer ces fonctions.
« J’ai fait les 2 écoles ». J’ai usé les bancs des classes primaires, collèges et lycées catholiques et fréquenté les amphis de la fac publique. Titulaire d’un D.E.S.S. en droit, j’ai travaillé au Cabinet du Maire de Brest, de 1987 à 1989, puis, après un changement de majorité, pour l’opposition municipale.
En 1993, j'ai rejoint André Angot, qui venait d'être élu député de la 1ère circonscription du Finistère, en qualité d'assistant parlementaire. Je l'ai servi jusqu'à son décès en novembre 2001.
Les souvenirs de cette époque riche en enseignements, en amitiés et en émotions en tous genres me laissent des sentiments mélangés : des moments intenses de bonheur … et la tristesse d’avoir perdu quelqu’un que j’aimais bien. Pourquoi lui … ?
Cette même année, je me suis présenté pour la première fois à une élection.
J'étais candidat aux cantonales sur le 2ème canton de Quimper qui comprend la commune d'Ergué-Gabéric et le quartier d'Ergué-Armel, canton réputé "très à gauche". Il n'y avait pas beaucoup de volontaires dans nos rangs pour affronter la candidate socialiste !
J’ai été battu…mais le score a étonné … il était loin d’être mauvais …
Rendez-vous en 2008 !
Le même jour, j’étais élu sur la liste d’Alain Gérard, Sénateur-Maire de Quimper. Il m’a demandé d’assurer la fonction d’adjoint au maire chargé du quartier d’Ergué-Armel, fonction à laquelle je me consacre exclusivement.
Favoriser entre les Armélois, les associations, et les agents municipaux un véritable climat de dialogue était le premier objectif que je m’étais fixé.
Cette confiance réciproque a fait naître une réelle convivialité dans notre quartier. Elle lui a surtout redonné une identité.
Cette identité de quartier, l’identité d’Ergué-Armel, que d’aucuns s’étonnent parfois de me voir si farouchement défendre à l’heure de l’universel et de la mondialisation, me paraît plus que jamais d’actualité. Simplement parce que je crois que plus d’identité créée plus de solidarité et que c’est fort de son sentiment d’appartenance que l’on peut le mieux s’ouvrir à l’autre …
Voila succinctement dévoilées quelques 40 années d’une vie.
Une nouvelle période s’ouvre-t-elle ?
Peut-être … Pour l’heure, ce que je souhaite c’est faire partager mes réflexions, tester mes propositions, exprimer des coups de cœur et des coups de sang, lire, écouter, et, au final, … essayer de comprendre !
Merci de m'y aider.

