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jeudi, 08 février 2007
Individualisme et citoyenneté
Vendredi dernier, assemblée générale de l'association "Bevan Gwelloc'h", plus connue sous le nom d'association du Petit Guélen.![]()
Bien sûr, j'y ai assisté. Comme tous les ans.
Le Petit Guélen est un quartier calme. Les habitants apprécient la tranquillité des lieux, même si, comme partout, des améliorations peuvent être apportées.
La présence massive des gens du voyage constitue, notamment, une vraie problèmatique pour les habitants du Petit Guélen. J'en ai pleinement conscience. Avec mes collègues élus et les associations, nous essayons d'en limiter les nuisances. Pas facile ...
L'association du Petit Guélen est animée par des personnes de qualité, responsables, ouvertes au dialogue, avec qui j'entretiens de bonnes relations.
Pourtant l'assemblée générale fut assez mouvementée. L'élu que je suis fût quelque peu "défié" par une ou deux personnes s'arrogeant tous les droits au prétexte de payer des impôts.
Que n'ai-je entendu ! "On paye assez d'impôts comme ça, alors on a droit à ..."
C'est là un discours qui m'irrite.
Bien sûr la collectivité doit assurer des services de qualité à ses concitoyens, en échange de leur contribution fiscale. A Quimper, les services techniques et administratifs exercent ces fonctions de façon très professionnelle.
Pour autant, l'individu ne peut tout exiger de la collectivité. A un moment donné, il doit aussi assumer sa responsabilité de citoyen.
La ville n'est pas un supermarché. Les services apportés ne sont pas de vulgaires produits alignés dans des rayons. Les impôts ne sont pas une carte de crédit avec un droit de tirage illimité.![]()
Alors c'est vrai, je n'ai fait aucune promesse. D'aucuns me l'ont reproché. Certes, je reconnaîs que certains aménagements structurants sont vraiment urgents. C'est le cas, notamment, de la Vieille Route de Rosporden.
Pour autant, le souci de vérité m'amène à intégrer les contraintes budgétaires auxquelles nous sommes tous liés. Et à devoir l'expliquer, surtout.
Lorsqu'un élu dit "non", ce n'est jamais par plaisir. Parfois même, ce pourrait être considéré comme un acte de courage !
Individualisme et citoyenneté sont deux notions différentes. Elles ne portent pas les mêmes valeurs.
Et il nous appartient à nous, élus et responsables associatifs de réveiller ou de révéler la part citoyenne qui repose en chaque individu.
13:42 Publié dans Coup de sang | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note


Commentaires
Je ne pense pas que l'on puisse considérer que la présence de gens du voyage soit un problème en tant que tel. On peut en effet constater que leur mode de vie est différent de celui de la majorité des habitants du quartier et en cela il est possible qu'il y ait des incompréhensions.
Il faut tout de même rappeler qu'ils sont des citoyens à part entière et ont de ce fait droit à une égalité de traitement. Or, il y a un manque d'espaces aménagés pour les accueillir. Chaque projet d'aménagement entraine une levée de bouclier des riverains. Faut-il céder aux pressions ou avoir le courage de traiter le problème dans l'intérêt général?
En attendant, on peut voir chaque été des campements sauvages du côté de la fac, la piscine et l'étang de Créac'h Gwen...
Ecrit par : Antoine | jeudi, 08 février 2007
tout à fait d'accord avec Antoine...
Ecrit par : steph | samedi, 10 février 2007
Antoine,
Que les gens du voyage soient des citoyens à part entière, tout à fait d'accord.
Qu'ils aient le droit à une égalité de traitement, encore d'accord.
Mais le problème ici est d'une toute autre nature. Il concerne l'achat de terrains privés par des gens du voyage dans des zones urbanisées. Ils achètent des terrains pour y installer des dizaines et des dizaines de caravanes.
Et il ne faut pas se voiler la face, la présence massive de ces caravanes dans des zones d'habitation pose de vrais problèmes au voisinage et entraîne des nuisances de toutes sortes : assainissement, paysage, bruit, ...
Allez jeter un coup d'oeil au niveau de la rue Charles Le Goffic et de la route du Petit Guélen ...
Or, justement pour freiner le développement de ces terrains dits "familiaux", sur ma demande et celle des associations de quartier d'Ergué-Armel, le maire a pris un arrêté municipal interdisant le stationnement des caravanes sur une grande partie du territoire d'Ergué-Armel.
Hélas ... les gens du voyage ne respectent pas l'arrêté et continuent à s'installer en toute illégalité.
Pire, le Procureur de la République, saisi par le Maire à chaque cas avéré, ne poursuit pas les contrevenants.
C'est donc en toute impunité qu'ils continuent à s'installer !
Comme vous pouvez le constater, ce problème n'a rien à voir avec les terrains publics mis à la disposition des gens du voyage.
Ces terrains publics sont imposés par la loi. Chaque commune de plus de 2.500 habitants doit créer un lieu public pour les gens du voyage avec un nombre de places fixé par les textes.
A Quimper, la loi est respectée. Les terrains existent. Les places sont en nombre suffisant.
Vous voyez Antoine et Stéph, ce n'est pas une question de racisme. C'est une question de réglementation. Une question de droit.
Et en l'espèce, nous sommes tous aussi des citoyens à part entière, nous avons tous aussi le droit à une égalité de traitement, et nous avons tous aussi les mêmes devoirs.
Allain
Ecrit par : allain | mardi, 13 février 2007
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