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lundi, 22 octobre 2007

Une occasion manquée !

2119b74fe261ffe879ffd0a2e391538f.jpgCe devait être un jour d'hommage. Un de ces moments d'émotion nationale. La Nation toute entière allait rendre hommage à une jeune homme, un héros fusillé par l'occupant nazi pour avoir cru en des valeurs. C'était ses valeurs. Il les a défendues au prix de sa vie.59da2de07523d8f1f9d59192c70a4f7b.jpg

Acte de courage. Acte d'héroisme.

Eh bien non. La lecture de la lettre de Guy Môquet, souhaitée par le Président de la République, se transforme en pomélique nationale.

Quel est ce pays qui refuse un hommage national ? Quel est ce pays qui refuse se s'unir ? Quel est ce pays qui refuse de grandir ? De se grandir ? 

Je ne comprends pas. Je suis triste d'entendre parler de "manipulation", de "récupération politique" par des gens qui ont décidé de transformer ce moment fort en farce politicienne.

Pauvre Guy Môquet, dont la mémoire est ternie par des enjeux corporatistes !

La vocation des enseignants n'est-elle pas de transmettre le savoir ? L'exemplarité ? Une forme de morale, aussi ?

b0add537b5ecaef515d18bf1eafa31d7.jpgGuy Môquet était communiste. Et alors ? Peu importe qu'il fût Résistant ou simple militant. Sa lettre est poignante. Pleine d'émotion. C'est justement l'argument employé par certains enseignants pour ne pas lire ce témoignage. Argument fallacieux.

Quoi ! l'émotion serait donc une vertu à combattre ? Je trouve au contraire qu'elle fait partie de ce que l'homme a de meilleur.

J'ose à peine me poser la question, tant elle me paraît dérisoire par rapport à l'enjeu. Par rapport au symbole. Pourtant, je ne peux m'empêcher d'y penser.

Et si l'initiative avait été prise par une personnalité de gauche ... ?

 

> voir la lettre de Guy Môquet (PDF) 

11:20 Publié dans Coup de sang | Lien permanent | Envoyer cette note

Commentaires

Dépît...
Pourquoi faut-il que tout pose problème ? que tant d'énergie soit dépensée aussi inutilement ? on demande de lire une lettre dont la portée est importante. On ne demande pas si vous êtes pour ou contre, on vous demande de la lire, un point c'est tout. Et puis, les enseignants ne sont-ils pas des agents de la fonction publique...
Tout ceci révèle l'état de délitement de la fonction publique; les enseignants donnent un triste exemple de désobéissance, de manque de respect aux jeunes alors qu'ils sont justement censés se faire respecter. En ne respectant pas l'ordre venu d'en haut, pourquoi voulez-vous que les jeunes respectent à leur tour leurs professeurs...

Ecrit par : Nicolas | lundi, 22 octobre 2007

Et pourquoi pas ?

Les syndicats se mêlent de beaucoup de choses et pensent détenir la vérité, ils oublient vite que leur pensée s'est construite au cours de ces 40 dernières années, autour d'une partialité politique. Ainsi, des pans entiers de l'apprentissage de l'histoire ont été déformés, tronqués, par ceux qui aujourd'hui, donnent des leçons de non intervention. Alors transmettre aux jeunes l'incroyable sacrifice de soi pour résister aux monstres nazis, que la mort d'un enfant de 17 ans ce n'est pas un mort de plus mais un drame humain, familial, puis national ; que l'humain c'est avant tout de l'émotion,celle que nous transmet Guy Môquet est certainement la plus aboutie de notre espèce. Ne pouvons-nous pas apprendre à nos enfants, l'histoire avec émotion et rigueur?

Ecrit par : NG | lundi, 22 octobre 2007

Chers Allain, Nicolas, NG

Désolé d’être de ceux qui sont un peu « embarrassés » par la lecture de cette lettre.

Professeur d’Histoire-Géo en collège je n’ai pas eu à la lire, seuls les lycées étant concernés. Mais je comprends certains arguments entendus ça et là. Pas tous bien sûr, notamment ceux qui émanent des sempiternels opposants gauchistes, de facto opposés à tout ce qui pourrait venir de la droite.

Néanmoins, j’ai un peu de mal à saisir l’intérêt d’une telle lecture devant toutes les classes de lycée alors que la Résistance lors de la Seconde Guerre mondiale n’est au programme qu'à la fin de l'année de Première. Evoquer cela pendant une heure ou deux alors que l’on est en plein chapitre sur la Méditerranée au XIIe siècle (en seconde), ça me semble un peu stérile.

Ce n’est pas la lettre en elle-même qui me pose problème, elle est très émouvante, mais comme de nombreuses autres que l’on peut retrouver dans les manuels d’histoire. Nicolas Sarkozy n’a-il pas eu autant sinon plus de frissons et d’émotion en visionnant, sur cette même époque, la Liste de Schindler ?

Guy Môquet sera désormais une figure très connue de la jeunesse résistante. C’est bien, mais pour combien de temps ? Le temps d'une mode, car la mode touche aussi l'Histoire depuis quelque temps. La mode de la repentance par exemple... Quant à évoquer le sacrifice de jeunes patriotes c'est émouvant, mais c'est aussi un exercice à pratiquer avec précaution. Pensez à tous ces jeunes Palestiniens qui se font sauter par résistance à face à l'occupant...

Enfin, il ne serait pas surprenant que la figure de Guy Môquet parvienne bientôt à détrôner celle de Jean Moulin, dont l’évocation en cours d’histoire pourrait être jugée démodée, has been, et son rôle rebouté à une place très très secondaire... à un rôle de figurant quasiment. Pauvre Max...

Donc, SUGGERER aux enseignants de lire la lettre de Guy Môquet lorsqu’ils abordent le chapitre en question, ça oui rien à redire. Mais à cette date, à tous les niveaux de lycée, là je pige pas. Quant aux ravages du communisme, rassurez-vous NG, les manuels scolaires d’aujourd’hui ont à peu près tous rétabli la vérité et tous les profs ne sont pas trotskystes ou stalinens ! Certains ont même, paraît-il, leur carte à l’UMP... mais chhhuuut ;-)

Ecrit par : Yann | mardi, 23 octobre 2007

Effectivement Nicolas, au delà de la polémique intrasèque à la lettre de Guy Môquet, les enseignants sont des agents de la fonction publique.

Simplement, quand, comme tu sembles le faire, on s'indigne de constater que certains de "ces agents" sont libres, il me semble que l'on défend un certain ordre établi que de nombreux fonctionnaires ont suivi, eux, "à la lettre" à une certaine époque... et que Guy Môquet a eu le sublime courage de combattre...Mourir pour ses idées...

JM.

Ecrit par : jean marc | mardi, 23 octobre 2007

Des enseignants ont choisi de ne pas lire la lettre imposée par le Président de la République, cela est leur choix et je pense que l'on doit s'incliner devant l'indépendance d'esprit de ces fonctionnaires. L'on sait où mène l'esprit mouton de certains fonctionnaires, et si certains préfets ou autres agents publics n'avaient pas exécuté sagement les consignes de Vichy, il ne serait peut-être pas aujourd'hui question de commémorer le sacrifice de Guy Môquet et de tant d'autres.
Mais cela permet aux anti-fonction publique maladifs de jeter leur amertume sur cette pauvre administration qui n'a d'ambition que de vouloir élever des individus en citoyens. Alors que ceux qui dès que l'occasion leur en est offerte attaquent le corps enseigant (ou tout autre corps de la FP) n'hésitent pas à nous montrer leurs talents ; les concours sont ouverts à tous !

"Et si l'initiative avait été prise par une personnalité de gauche ... ?", ma réaction aurait été la même.
Je n'irai pas jusqu'à parler de "récupération". Cette initiative présidentielle entre certainement dans la volonté d'ouverture du Président de la République. Qu'il veuille mettre au grand jour la mémoire d'un résistant communiste, FTP, FFI..., on ne peut être que d'accord. Mais la forme obligatoire et générale est quant à elle discutable.
Si l'Histoire ne doit pas rester une matière exlcusivement réservée aux historiens comme un animal de laboratoire, elle ne doit pas plus être dictée par le politique qui ne peut en avoir qu'une vision faussée puisqu'indégniablement mise à son service, même si cela part d'un "bon sentiment".
Justement, dans "l'affaire" Guy Môquet, le sentiment est omniprésent. L'émotion transparaît sans aucun doute, mais il s'agit là de son seul intérêt. Historiquement, qu'apporte-t-elle ? Rien. En quoi permet-elle aux jeunes de comprendre la période, d'en retenir la leçon ? En rien.
Le Président de la République aurait très bien pu inviter les enseignants et les historiens locaux à travailler, et faire travailler les élèves, sur un résistant local. Quelle ville de France n'a pas eu de ses enfants assassinés par les nazis ? Il dit défendre la liberté en imposant ses modèles...
Pour ceux qui en ont l'occasion, et en prennent la peine, il suffit de regarder, en se promenant dans Paris, les plaques rappelant qu'en tel ou tel endroit un résistant, souvent jeune, est tombé sous les balles de l'occupant, en août 1944.
De plus, la lecture de la lettre de Guy Môquet n'offre pas le principal de ce que peut nous enseigner la Seconde guerre mondiale : 1)que la politique dont le dessein est de contribuer au bien peut conduire à l'horreur. 2) nous devons prendre conscience que la liberté et la dignité sont des combats quotidiens et qu'il appartient à chaque citoyen de travailler et lutter pour que cela ne se reproduise plus jamais.
La seule image du martyr de peut être suffisante. Les millions de jeunes envoyés de 14 à 18 dans les tranchées seraient-ils, selon ce seul critère, moins méritants que les Résistants ?

Enfin, le 28 novembre sera la date anniversaire des 60 ans de la disparition du général Leclerc. Mérite-t-il moins d'hommage de la part de la Nation ?
Allain, la ville de Quimper prévoit-elle d'organiser une célébration pour le libérateur de Paris et de Strasbourg ?

Ecrit par : Rodolphe BOURLETT | mardi, 23 octobre 2007

Allain !! Comment tenir des propos comme les tiens !! Oser parler de souvenir, d'hommage et de héros quand à l'heure d'une commémoration on est absent ! ! Certe, ce RDV était fixé par le PCF, mais il était sur ton secteur, à Ergué-Armel. Comment alors oser aussi se présenter pour être le Conseiller Général du Canton quand on oublie vite que des citoyens de ce même canton peuvent souffrir en leur chair ? Allain, tu me déçois ! Mais chassez le naturel il revient au galop !

Ecrit par : Olivier | mardi, 23 octobre 2007

Et que dire de l'absence de la droite quimpéroise au rassemblement initié par Jean-Jacques Urvoas et Bernard Poignant,, le 21 septembre pour célébrer la République ? Quelle est cette municipalité qui refuse de se réunir autour de la République ?
Pauvre République dont l'existence est ternie par l'esprit partisan !

Ecrit par : Demi-solde | mardi, 23 octobre 2007

Désolé, Olivier ... mais ma présence à un rassemblement auquel je n'étais même pas invité n'a rien a voir avec l'article de mon blog.

Tes arguments sont fallacieux ...

Ecrit par : Allain Le Roux | mardi, 23 octobre 2007

Cher demi-solde,

Ecrire c'est bien, savoir c'est mieux... Il faut savoir que le jour de la réception en l'honneur de la proclamation de la République à l'Orangerie de Lanniron, organisée par Bernard Poignant et Jean Jacques Urvoas se tenait en même temps un Conseil Municipal de Quimper, auquel bien sûr l'ensemble des membres de la majorité se devait d'être présent... Vaut-il mieux agir ou commémorer?????

Ecrit par : Guillaume Menguy | mardi, 23 octobre 2007

Monsieur Menguy,
Merci pour le "cher", mais je suis au regret de vous retourner le conseil car j'étais bien au courant que se tenait le conseil municipal. Alors bien que saluant votre tentative, je vous ne puis que vous inviter, pour la prochaine fois, à m'interroger sur mes connaissances préalables.
Je pense que la délégation d'un élu de la majorité quimpéroise aurait été souhaitable, ou celle d'un représentant ou militant de l'UMP.
Avec mes sentiments amicaux,
Demi-solde.

Ecrit par : Demi-solde | mardi, 23 octobre 2007

... Pour être encore plus précis je vous indiquerais que certains élus ont peut-être hésité à participer à cette réception compte tenu de son caractère militant. Néanmoins je serais heureux pour l'année prochaîne que le Parti Socialiste nous propose (...à nous UMP) une organisation conjointe de cette manifestation. Personne, en effet, ne peut se prévaloir, du monopole de la République...

Républicaines amitiés.

Ecrit par : Guillaume Menguy | mardi, 23 octobre 2007

Pour terminer sur ce point avec vous, le caractère militant de cette réception n'avait d'égal que celui de la lecture "demandée" par la Présidence.
Enfin, pour ma part - et sans volonté de défendre particulièrement le PS - je n'avais pas d'invitation, mais celle générale lancée dans la presse locale m'a conforté dans mon intention de m'y rendre parce que...."personne ne peut se prévaloir du monopole de la République".
Au plaisir de vous retrouver (sur ce blog ou ailleurs...).

Ecrit par : Demi-solde | mardi, 23 octobre 2007

Pour peut-être conclure ces échanges, effectivement Demi-solde, une présence républicaine à tel ou tel évenement ne souffre pas d'invitation, quand il s'agit de la république, pour sa proclamation ou de la dignité humaine pour sa commémoration. Ainsi, rien n'empêche d'y être présent en tant que citoyen...

JM

Ecrit par : jean marc | mardi, 23 octobre 2007

Je réagis aux propos de Guillaume Menguy, proposant une organisation commune de cet évènement l'an prochain. Je ne peux que le rejoindre dans cette demande. Je relève même le pari de le proposer aux dirigeants de l'UMP sur Quimper. Dans l'opposition.... ou la majorité à ce moment là ! Car, même si personne je peut se prévaloir du monopole de la République, je crains que du côté de l'UMP cela bloque à un moment d'organiser un rassemblement (populaire !) avec le parti d'en face. Mais je note, je note ! Ok Guillaume ??

Ecrit par : Olivier | mercredi, 24 octobre 2007

Que de bruit, une fois de plus, de la part de l intelligencia gauchisante de l éducation nationale.Les ensignants sont des agents de la fonction publique ou des agents de corporatismes politico-syndicaliste? A travers la lecture de cette lettre, c est l hommage de la Nation à des valeurs qui nous rassemblent, ces fameux points de convergences qui font la République.Elle n est ni de droite, ni de gauche, elle est unique.La lecture de cette lettre etait le moment de le souligner.Une fois de plus, ceux et celles qui sont censés transmettre le savoir et la connaissance ont péchés par faiblesse.belle occasion manquée...

Ecrit par : castillo.g | mercredi, 24 octobre 2007

juste un dernier mot pour rappeler a toutes et tous qu il ne peut avoir de construction de l avenir sans comprhension du passé.Petit-fils d un ancien FFI de la region quimpéroise, qui a donner sa vie en 1945 pour defendre les valeurs que, de droite ou de gauche nous partageons, cette hommage ma ému.Petit-fils d un ancien syndicaliste cgt, meme si je n est pas suivis le même parcours de pensée, je n oublierai jamais que la liberté qu est la mienne, je la dois , peut-etre, a tous ceux et celles qui comme Guy Moquet, se sont sacrifier pour nous aujourd'hui...

Ecrit par : castillo.g | mercredi, 24 octobre 2007

Je suis quelque peu choqué par le choix de certains des mots de NG. Notamment quand il parle de "génocide" concernant les chouans. Je ne parle même pas de l'allégeance étrange -quoique logique- aux rois de France... je ne trouve là rien de ce qui a fait de mon pays un grand pays.

Quant au petit couplet sur l'émotion... voilà bien le problème... Si l'émotion est un ressort du fonctionnement humain, il ne devrait pas être un moteur politique en tant que tel ni érigé en système de fonctionnement politique.
L'émotion, le Président semble en faire un principe de réaction politique, la justification de mesures (voir ses discours sur la relation entre peine judiciaire et droits des victimes) déconnectées de toute logique rationnelle.

J'ai de mes proches à Châteaubriant et je suis originaire de Nantes. Là-bas, personne n'a jamais oublié Guy Môquet ni les cinquante autres ôtages abattus qui n'ont pas été moins courageux que lui. L'utilisation (car il n'y a pas d'autres mots) qui en a été faite confine à l'obscénité. C'est comme un cadavre qu'on a exhumé. J'ai mal pour eux tous.
Foutons-lui la paix si vous le voulez bien.

Ecrit par : Florian | jeudi, 25 octobre 2007

Florian,
je laisse de côté, n'étant défenseur des tyrans, les rois de France. D'ailleurs mon républicanisme ne m'interdit pas de trouver quelques points positifs au passé monarchique de la France. C'est cela également le regard sur l'Histoire.
En revanche, lorsque NG parle de "génocide" pour les Chouans, on ne peut lui donner tort, sauf peut-être quant à l'emploi du mot "chouan". Le "génocide" s'est plutôt appliqué à la Vendée.
Il y a bien eu volonté d'extermination de sa population. Les "mariages républicains" de Carrier ou les "colonnes infernales" de Turreau en offrent deux exemples les plus connus. De plus, il suffit de lire quelques lettres ou rapports d'officiers pour se rendre compte du dessein de certaines "opérations" ou de prendre la liste des centaines de villages brûlés.

Ecrit par : Rodolphe BOURLETT | jeudi, 25 octobre 2007

Pour répondre à Demi-solde, je peux vous dire qu'il y avait à ce rassemblement républicain au moins une militante UMP car j'y étais avec deux amies de droite et oui l'ouverture se fait aussi dans les deux sens...
Amicalement

Ecrit par : Henriette de la Pomme | dimanche, 28 octobre 2007

Pour répondre à Demi-solde,il y avait au moins une militante UMP à ce rassemblement républicain car j'y étais avec deux amies de Droite et oui l'ouverture se fait aussi dans les deux sens...
Amicalement

Ecrit par : Henriette de la Pomme | dimanche, 28 octobre 2007

Excusez-moi, aucun rapport avec le sujet...

Un article du télégramme indique la mise en place d'un site ou d'un blog de l'association Convergences pour la préparation du projet des municipales 2008. Impossible de trouver ce site!
Comme je m'interesse à ma ville j'ai, hate de voir les projets se mettre en place. Quand pourra-t-on voir vos propositions?

Ecrit par : Antoine | lundi, 29 octobre 2007